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"Sacré mont Blanc"
Chez
Marc Lemonnier
La can de l'Hospitalet
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Les paléorivières sur les grands causses. Sur cette carte la future can est située sous le mot "supérieur"

La formation de la can de l'Hospitalet et des grands causses

Avant le jurassique (-200 millions d'années), il n'y a pas encore de calcaire dans la région des actuels Causses. Des massifs cristallins préexistants (Aubrac, Margeride, Cévennes, Rouergue...) émergent et délimitent de vastes zones inondées : les futurs grands causses entre le Rouergue et le "seuil cévenol", les futurs causses du Quercy côté Atlantique, et les futurs causses du bas Languedoc côté Mediterranée. Dans ces mers tièdes et peu profondes se développent des organismes vivants. Lorsqu'ils meurent, leurs squelettes calcaires tombent et s'accumulent au fond de l'eau sur des dizaines puis des centaines de mètres d'épaisseur. La pression due au poids des couches supérieures aide à évacuer l'eau de cette boue calcaire. Des réactions physico-chimiques fond progressivement "prendre" ce ciment qui se durcit pour créer la roche calcaire telle qu'on la connaît aujourd'hui, dans ses diverses formes. Ce phénomène est relativement rapide durant le jurassique (entre -200 et -130 MA) et se prolonge durant le Crétacé.

Intéressons-nous de plus près à l'emplacement de la future can de l'Hospitalet, dans le bassin central, entre les seuils cévenol et du Rouergue. On ne trouve sur l'actuelle can aucune trace de dépôts crétacés, sans qu'on puisse déterminer s'ils ont depuis été totalement décapés par l'érosion où s'ils ne se sont pas produits en cet endroit. Toujours est-il qu'à la fin du processus de sédimentation, une vaste surface calcaire relativement uniforme occupe l'ensemble de la zone actuelle des causses. Cette zone est entourée de sommets cristallins plus élevés. La can n'est encore qu'une portion non individualisée de cette vaste plaine, au pied des Cévennes.

Cette surface va rester en place très longtemps. Elle n'est quasiment pas touchée par l'érosion car en raison de la pente quasi nulle, les rivières n'ont aucun pouvoir érosif. Elles y ondulent mollement, changeant souvent de cours au gré de leurs rêveries... Elles n'arrivent pas à entamer les massifs cristallins qui les entourent, et sont donc condamnées à rester perchées en altitude. L'eau quitte le bassin en un point de cette ceinture cristalline un peu plus bas que le reste, qui constitue donc une sorte de "seuil", et qui est situé aux alentours de l'actuel massif granitique du Lévezou, entre Millau et Rodez.

Les différentes rivières (dont le "proto Tarn") qui descendent dans la cuvette depuis les massifs cristallins environnants apportent avec elles des sédiments de diverses natures (argiles, sables, fer...). La pédogenèse (formation des sols) se met en route.

Au pliocène, vers 10 - 15 MA, la surrection des Alpes est à son maximum et ses conséquences se font sentir jusqu'ici. La région est basculée, les Cévennes sont relevées, et l'érosion commence à attaquer le seuil du Lévezou, qui est lentement ouvert sous l'action du proto Tarn. Une fois ce seuil abaissé, l'érosion se met rapidement en marche sur tous les causses, sous l'effet du phénomène de karstification : les grandes rivières se creusent des lits profonds puis des gorges, qui sont les grandes vallées d'aujourd'hui (Tarnon, Jonte, Tarn...). Beaucoup de rivières de plus petite ampleur s'enfoncent et créent des lits souterrains.

C'est durant cette dernière période que le Tarnon a creusé sa vallée, individualisant ainsi la can du reste des grands Causses. Il est probable que les formes du relief actuel n'ont guère changé depuis 1 ou 2 millions d'années.

25/05/2008
La can de l'Hospitalet avant l'homme Le paléolithique
A lire dans cette rubrique
La can de l'Hospitalet avant l'homme.
A partir de quelle époque peut-on parler de Can ? La question est moins évidente qu'il n'y paraît.
La formation de la can de l'Hospitalet et des grands causses.
Avant le jurassique (-200 millions d'années), il n'y a pas de calcaire dans la région. Un vaste bassin existe entre différents massifs cristallins : Aubrac, Margeride, Cévennes, Rouergue... Il est rempli d'eau.
L'émergence de l'homme.
Quelques jalons sur le chemin qui a mené à l'apparition de l'homo sapiens sapiens sur cette Terre
La domestication du mouton.
Le mouton a été domestiqué vers le VIIème ou VIIIème millénaire, au proche orient, à partir d'une espèce locale, le mouton sauvage.
La migration saisonnière des animaux sauvages avant l'histoire.
Bien qu'on ne dispose pas à ce jour de traces tangibles d'un tel phénomène, plusieurs historiens émettent l'hypothèse que la transhumance, aujourd'hui menée par l'homme, n'a pourtant pas été initiée par l'homme, mais par les animaux eux-mêmes.
Le mégalithisme.
Le mégalithisme est une forme d'architecture primitive utilisant d'importantes structures de pierre, dont les principales formes sont les dolmens, les menhirs et les cromlechs.
Le mésolithique.
Le mésolithique (-10.000 à - 6.000 ans) est l"âge moyen de la pierre". La dernière glaciation, très rigoureuse, vient de se terminer.
Le néolithique.
Le néolithique (âge nouveau de la pierre) désigne la période s'étendant entre -6000 et -2500 ans durant laquelle se développe une nouvelle technique de fabrication des objets de pierre dure : le polissage, d'abord utilisé pour les parures puis pour affiner des tranchants, améliorant ainsi l'efficacité des outils.
Le paléolithique.
Paléolithique signifie "Age ancien de la pierre". Cette période s'est étalée de -3 millions d'années jusqu'à - 10.000 ans. Elle débute avec l'apparition du genre "homo" en Afrique
Les premières transhumances.
Vers -10.000 ans ou un peu plus récemment, voilà la situation supposée : dans les zones à tendance aride du pied de certains massifs montagneux (en particulier autour du bassin méditerranéen), des herbivores sauvages (concentrons nous ici sur les ovidés) ont pris l'habitude d'effectuer des migrations saisonnières pour aller chercher des herbages mieux fournis durant la saison sèche.
Les premiers hommes sur la can de l'Hospitalet et en Cévennes.
Aux époques pré et proto-historiques, les Cévennes apparaissent comme un quasi no man's land entre plusieurs zones très richement dotées en traces d'habitats humains : les grands causses et les garrigues
Les traces de dinosaure de Saint Laurent.
Les premiers utilisateurs connus du castelas de Saint Laurent de Trèves sont des dinosaures de l'espèce "grallator minusculus" dont on peut voir les traces sur le plateau.
Stations préhistoriques de la Can de l'Hospitalet et du Causse Méjan (Lozère).
Article écrit par Camille Hugues et Michel Lorblanchet à l'occasion du Congrès préhistorique de France, XIXème session, Auvergne, 1969 (1972)
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