Rêve éveillé Si vous voulez m'aider, achetez mon livre :
"Sacré mont Blanc"
Chez
Marc Lemonnier
La can de l'Hospitalet
Recherche sur le siteNouveau sur le site
Liens Ignorer la navigation
Accueil
Nouveau
Territoire
Histoire
Lieux-dits
Routes
GrottesDévelopper Grottes
Vestiges
Mystères
SourcesDévelopper Sources
Rubrique : Lieux-dits > Fau florit
Un hêtre a poussé dans l'entrée de la grotte des Faïsses
La galerie d'entrée de la grotte des Faïsses. Les traces de foyer sont visibles au milieu des cailloux
Des charbon de bois enterrés dans les sédiments de la grotte des Faïsses...
La grande galerie de la grotte du col des Faisses.
Le toboggan de feuilles mortes de la sortie
Dans la branche ouest du diaclase, d'énormes rochers sont entassés sur une grande hauteur
Croquis de la grotte du col des Faïsses, levé par le Docteur Gajac en 1961

Grotte du col des Faïsses

Comme la plupart des grottes de Fau Florit, la grotte du col des Faïsses s'ouvre sous la forme d'un toboggan étroit et feuillu qui permet de pénétrer par le haut dans un méandre dont l'ouverture à flanc s'est progressivement effondrée. Sitôt en bas, on s'aperçoit que le méandre est relativement confortable, avec plus de 2 mètres de haut et près d'un mètre de largeur par endroits. Il file plein ouest. Le sol est composé d'agglomérat de cailloux qui ont manifestement colmaté la base du méandre. A une dizaine de mètres de l'entrée, bien visibles au bas de cette photo, on trouve sur plusieurs dizaines de centimètres d'épaisseur des débris de charbon de bois de petite taille (branchages) mélangés au sable argileux et aux cailloux. Du feu a donc été fait dans cette galerie, et ce à des périodes anciennes. Je ne sais pas quoi en déduire vu le caractère peu confortable de l'endroit, mais la chose me semble intéressante.

Ce premier tronçon de galerie est surplombé de 3 à 4 mètres par une seconde galerie parallèle (il s'agit en fait de la partie supérieure de la même galerie), très étroite, à laquelle on peut accéder par une sorte de laminoir vertical, à quelques mètres de l'entrée.

Revenons à la galerie principale. Au bout d'une vingtaine de mètres, le plancher de caillou a cédé, et une verticale de 5 à 6 mètres (photos) permet d'accéder à un second plancher sur lequel se poursuit le méandre. Un équipement spéléo est indispensable pour franchir ce passage (disons... pour la remontée !). Cette forme, d'abord horizontale, puis verticale, a valu à la cavité d'être décrite comme une "Grotte-aven" (c'est à dire une cavité horizontale à l'intérieur de laquelle se trouve un aven).

Une fois en bas, le cheminement vers l'avant reprend, et mène en quelques mètres à un vaste carrefour de deux diaclases perpendiculaires. La branche nord mènent sa vie sur plusieurs dizaines de mètres, allant s'amenuisant jusqu'à rendre la progression difficile, comme toujours malheureusement dans ce genre d'histoire... La branche sud, au profil incliné, nécessite pour être parcourue une progression en opposition car elle est trop étroite à sa base. Au bout d'une vingtaine de mètres, elle s'interromp sur un éboulis. La branche ouest, qui prolonge le méandre d'entrée, est la plus large (1 m 50 à certains endroits) et très haute de plafond, mais presque entièrement comblée par un éboulis important, que l'on peut remonter très haut, sans doute jusqu'à un ou deux mètres de la surface. D'énormes blocs coincés ça et là donnent à cet endroit un aspect impressionnant et vaguement inquiétant.

La totalité des galeries représente environ 80 mètres de développement. Quelques petits diverticules pourraient être examinés de plus près, notamment dans la branche nord, mais n'ajouteraient probablement pas grand chose à l'ensemble...

Intéressante cavité que cette grotte du col des Faïsses : plusieurs grottes horizontales s'ouvrent au pied des falaises périphériques du plateau, mais celle-ci est elle est à ma connaissance la seule grotte qui s'ouvre à la surface même de la can.

Pour trouver la grotte

A partir du faux menhir du col des Faïsses, partir plein est pendant 100 m, jusqu'à ce que le plateau commence doucement à prendre de la pente. Plusieurs dizaines de mètres avant d'arriver à une courte falaise, un trou difficile à voir s'ouvre, partiellement caché par un frêne qui a poussé directement dedans (bien visible sur l'une des photos), et qui constitue un repère important.

Merci à Daniel André pour m'avoir indiqué la localisation de cette cavité.

07/03/2008
12/04/2010
Grotte de Solpérière
A lire dans cette rubrique
Grotte de Solpérière.
Grotte de Solpérière
Grotte du col des Faïsses.
La grotte du col des Faïsses s'ouvre à une centaine de mètres du col en question.
L'aven de Pommaret.
L'aven de Pommaret est indiqué sur la carte IGN. Il est situé au sommet du versant nord du vallon du Pommaret dont il tire son nom, non loin des grottes de Nozière et des Faroux.
La grotte de Nozière.
Il semble y avoir une confusion entre la grotte de Nozière et la grotte des Faroux, situées à seulement 300 mètres l'une de l'autre. La proximité de ces deux grottes donne d'ailleurs assez naturellement à penser qu'elles pourraient être reliées.
La grotte des Farous.
Lorsqu'on observe la Terre depuis la Lune, par une nuit sans nuages, on aperçoit une immense masse continentale hérissée de caps et de péninsules. C'est le vaste ensemble afro-asiato-européen.
La grotte des Farous 2.
A une quarantaine de mètres de la grotte des Farous, en direction du sud-est, à la même altitude et grosso-modo au pied de la même petite barre rocheuse, une petite grotte m'a été signalée plusieurs fois
Le col de Solpérière.
Le col de Solpérière est un lambeau de calcaire très étroit qui fait le lien entre la can de l'Hospitalet proprement dite et les cans situées plus au nord (Fau Florit, Terre Rouge, Ferrière, Tardonnenche...).
Le col des Faïsses.
Le col des Faïsses est, avec 1004 mètres, le point à l'altitude la plus basse de la ligne de partage des eaux qui court sur la can de l'Hospitalet.
Le four à chaux de Solpérière.
Ce four est situé à un peu plus d'un kilomètre du hameau de Solpérière, juste sur le bord de la route Cardinale
Le jardin de Dieu.
"L'hort de Dieu"... le jardin de dieu en occitan, hortus dei en latin. Ne pas confondre cet Hort de Dieu là avec celui, beaucoup plus célèbre, de l'Aigoual.
Le menhir brisé du vallon de l'hort de Dieu.
Deux pierres de grès a grosses cupules, sur sol de schiste, qui pourraient résulter du bris d'un menhir
Le Trescol de Solpérière.
Je ne sais pas exactement ou se situe le Trescol de SOlpérière, ou Trescot selon les sources. Sans doute tout près du col de Solpérière. Peut-être même ce nom désigne-t-il le col lui même (voir l'étymologie du terme, ci-dessous).]
Liens Ignorer la navigation
A propos du site "Rêve éveillé"
Si ce site vous a été utile
Toutes les pages