Préparer l’itinéraire

La bonne préparation d’un raid est d’une importance fondamentale.

  • D’abord parce que c’est d’elle que dépendra l’adéquation du raid avec les possibilités de l’équipe, et donc la réussite… et l’ambiance.
  • Ensuite, parce que la sécurité de l’équipe dépend du soin que vous y aurez consacré.

Pour ces raisons, je vous conseille de procéder en deux étapes :

  • La préparation de l’itinéraire général
  • La préparation de l’itinéraire de sécurité, et de la feuille de route

Un conseil : pensez bien aux problèmes spécifiques à l’acclimatation à l’altitude pour préparer l’itinéraire.

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L’itinéraire principal

Voici quelques conseils pour que le raid corresponde aux possibilités et aux envies des participants.

Adaptez l’itinéraire aux conditions du raid

Montée à l'arête des chasseurs... avec un trop gros sac !

Une balade de type « raid » avec 30 kilos sur le dos ne doit pas être aussi difficile techniquement et physiquement qu’un autre type de balade. Voici quelques éléments pour bien la préparer :

Programmez peu de dénivelé montant par jour. 500 m c’est déjà bien, 1000 m c’est beaucoup, il est probable que vous ne pourrez pas tenir le choc beaucoup de jours d’affilée.

Si vous n’êtes pas acclimaté au départ, programmez une prise d’altitude graduelle. Si votre itinéraire monte haut, ne dépassez pas 500 m de prise d’altitude quotidienne, cela vous permettra de vous acclimater doucement sans qu’il y ait de malades. Au delà de 4000 m il peut être indispensable de faire des dents de scie (monter le plus haut possible et redescendre dormir peu de dénivelé au dessus de la nuit précédente. Si vous débutez la balade par une montée en téléphérique, n’allez pas au delà de 3000 m. Pour en savoir plus sur les questions d’altitude, lisez les pages « Les effets de l’altitude« .

Choisissez des itinéraires peu technique. Aucune vraie escalade n’est possible avec 30 kg sur le dos, même si vous êtes techniquement fort. Niveau II sur rocher, 50° dans une bonne neige, 35 ° dans la glace, c’est déjà beaucoup. Eventuellement, l’itinéraire peut être technique sur de très courts passages (quelques m à quelques dizaines de m), dans ce cas vous pourrez faire des allers-retours, ou treuiller les sacs. Par contre, une fois le camp posé, rien n’empêche de faire, les mains dans les poches, une ascension technique à proximité, c’est là tout le plaisir !

Essayez d’imaginer des endroits où poser le camp. Si vous êtes sur rocher ou sur glace, il faut évidemment impérativement un endroit plat, ce qui n’est pas assuré partout. Sur neige pas trop dure on peut facilement installer une plateforme sur une pente jusqu’à 20°, au delà il y aura rapidement beaucoup de travail. A réfléchir avant le départ.

Faites connaissance avec votre itinéraire

Une fois l’itinéraire choisi, vous devez penser aux aspects concernant la sécurité sur cet itinéraire. Cela passe par deux choses principales :

  • Potassez les cartes, les topos. Apprenez-les « par coeur ». Cela ne devrait pas être trop difficile vu le plaisir que nous avons tous à rêver des heures durant  devant ces documents.
  • Repérez clairement où sont situées les difficultés. De quelle nature sont-elles ? Physiques ? Techniques ? Psychologiques ? Dues à l’exposition aux conditions météorologiques ?
  • Identifiez s’il y a des points de non-retour (c’est à dire des passages au delà desquels il est plus simple ou plus rapide de continuer vers l’avant pour redescendre que de revenir en arrière).
  • Identifiez tous les itinéraires de repli possibles et évaluez leur difficulté.

C’est la parfaite connaissance de tous ces éléments qui vous permettra si besoin de prendre rapidement les bonnes décisions dans l’action (en fonction du temps, de l’état des troupes, etc…) : continuer ? rebrousser chemin ? changer d’itinéraire ? prendre une « sortie de secours » ? poser le camp et se reposer ? etc…

L’itinéraire de sécurité

Pourquoi un itinéraire de sécurité ?

Il est généralement impossible d’emprunter le même itinéraire lorsque la visibilité est bonne et que l’on progresse « à vue », et lorsqu’il n’y a pas de visibilité (brouillard, forte neige…)

La progression à vue permet de prendre l’itinéraire le plus simple, le plus rapide, selon les obstacles que l’on détecte en progressant. Lorsque la visibilité est réduite, on n’a pas de moyens visuels de savoir si la trajectoire qu’on emprunte est entrecoupée d’obstacles (barres rocheuses…), si l’on se dirige bien vers le col à franchir ou l’épaulement qui donne accès à la sortie du glacier… Il faut trouver un moyen de progresser qui permette d’être certain de l’endroit ou l’on se trouve sur la carte, et ce à tout moment, en utilisant la carte, la boussole et l’altimètre.

L’itinéraire de sécurité permet cela. Il est spécialement conçu pour permettre de continuer à progresser ou de rebrousser chemin si vous n’avez plus de visibilité. Il conduit aux mêmes endroits que l’itinéraire d’origine, mais est généralement plus long pour s’appuyer sur les particularités du terrain et être praticable en remplaçant la vision directe par l’utilisation de la carte, la boussole et l’altimètre.

Si la visibilité reste bonne, l’itinéraire de sécurité ne sera pas emprunté, c’est simplement une sécurité à préparer avant de partir.

Qu’attend-t-on d’un itinéraire de sécurité

L’itinéraire de sécurité doit apporter des solutions aux limites techniques de nos appareils. Si la carte au 25.000ème donne une vision globale fidèle du terrain, l’altimètre et la boussole, eux, sont des instruments peu précis :

La boussole donne un azimuth approximatif, on le suit tout aussi approximativement, et l’erreur d’angle que l’on commet donne lieu, après de grandes distances, à des erreurs de plusieurs dizaines ou centaines de mètres qui peuvent se révéler catastrophiques en terrain accidenté. L’itinéraire de sécurité devra donc régulièrement passer par des points remarquables (col, cairn, point haut, pied de barre rocheuse…) indiqués sur la carte, permettant de confirmer sa situation.

L’altimètre peut être relativement précis (moins de 10 m pour les bons appareils), mais le chiffre qu’il donne dépend de la pression atmosphérique qui varie sans cesse, d’autant plus vite que le temps se dégrade rapidement. L’itinéraire de sécurité devra régulièrement passer par des points cotés, qui permettront de réétalonner l’altimètre selon les indications apportées par la carte.

Enfin, il nous manque, dans ces circonstances, un appareil qui permette de mesurer la distance parcourue. L’itinéraire de sécurité doit permettre, lorsque l’on se déplace le long d’une trajectoire donnée, de savoir ou l’on en est.

Toutes ces réflexions sont naturellement considérablement remises en cause avec la démocratisation des GPS, et notamment des GPS cartographiques. En posséder un ne doit pas dispenser de savoir lire une carte et un terrain. J’y reviens ailleurs.

Les caractéristiques de l’itinéraire de sécurité

L’itinéraire de sécurité est composé de segments de trajets pensés pour solutionner les limites techniques évoquées ci-dessus. Ces segments sont de 3 types :

Des segments de droites.

Leur intérêt est que l’on peut les suivre à la boussole.

Si ces segments sont fortement montants ou descendants, on notera les altitudes des extrémités. On saura ainsi où s’arrêter en progressant jusqu’à ce que l’altimètre indique l’altitude désirée.

Si ces segments sont horizontaux ou peu pentus, l’altimètre ne sera d’aucun secours pour savoir quand s’arrêter. Il faudra donc penser ces segments pour qu’ils prennent fin sur un accident remarquable du terrain indiqué sur la carte (un col, un point haut, un point bas, une barre rocheuse, un cairn), permettant de savoir où s’arrêter.

Des segments de courbes de niveau

Ce sont des bouts de trajectoire d’altitude constante, qui suivent donc exactement, sur la carte, une courbe de niveau. Sur le terrain on peut les suivre grâce à l’altimètre qui doit rester à une altitude constante. Ils doivent forcément se terminer sur un point remarquable du terrain pour savoir où s’arrêter.

Des segments de « ligne de plus grande pente »

Ce sont des lignes qui coupent perpendiculairement les courbes de niveau. Leur intérêt est qu’ils sont faciles à suivre intuitivement sur le terrain, sans boussole ni altimètre : il suffit de se laisser descendre en veillant à ne pas dériver. Ils doivent soit se terminer sur un point remarquable, ou à une altitude calculée d’avance que l’on pourra guetter à l’altimètre.

Préparer une feuille de route

La feuille de route est le document que vous aurez sur vous et que vous pourrez sortir si la visibilité tombe. Elle donne tous les éléments pour suivre l’itinéraire de sécurité que vous aurez préalablement défini.

Voici la marche à suivre pour la préparer :

1 – Définir l’itinéraire de sécurité

Décomposez l’itinéraire général de votre ballade en segments de trajets répondant aux critères de l’itinéraire de sécurité (segments de droites se terminant sur un point remarquable ou à une altitude donnée, segments de courbes de niveau, segments de lignes de plus grande pente se terminant à une altitude donnée ou sur un point remarquable).

Il doit y avoir, tous les 2 segments au maximum, arrivée sur un point remarquable qui vous permettra de valider à coup sûr votre position sur la carte et de re-régler l’altimètre. Cette règle est importante car si vous ne le faites pas les erreurs d’appréciation s’accumuleront rapidement et vous perdrez toute précision quant à votre localisation. S’il le faut, faites de larges détours.

2 – Tracer l’itinéraire sur la carte

Chaque segment est tracé au crayon directement sur la carte. Réfléchissez bien aux erreurs que vous pourrez subir avant de tracer. Quelques exemples :

  • Si vous devez passer au dessus d’une barre rocheuse et que votre altimètre est déréglé, vous risquez de trop vous en approcher, remontez donc votre trajectoire pour voue en éloigner.
  • Si au contraire l’un de vos segments de trajet doit venir buter sur le point bas d’une base de barre rocheuse, si l’altimètre est déréglé vous pouvez passer plus bas sans la voir : remontez alors votre trajectoire, pour venir buter plus haut sur la barre rocheuse et la suivre ensuite en descente.
  • Mieux vaut de même tracer un azimut à gauche ou à droite du point précis à atteindre si une particularité du relief permet ensuite de s’y rendre en la suivant, alors que viser directement le point précis pour vous faire passer à côté.

3 – Calculer les caractéristiques de chaque segment et établir la feuille de route.

Une fois tous les tracés effectués, prenez chacun d’entre eux, et notez dans un tableau la position et l’altitude de son départ et de son arrivée, la caractéristique du trajet à effectuer (azimuth, longueur approximative, particularité à repérer pour savoir quand s’arrêter).

Ce tableau constituera votre feuille de route. Il peut vous sauver la vie dans la tempête, alors faites gaffe !

Réussir son acclimatation

Les conseils donnés dans cette page doivent vous guider dans la manière dont vous programmez votre itinéraire, ils sont donc à réfléchir avant le départ en balade. Ils ne vous seront pas d’un grand secours lorsque vous serez engagés… et déjà malades. Pour ce genre de situation, reportez-vous plutôt à L’altitude et ses effets dont la lecture est d’ailleurs conseillée pour comprendre ce qui suit.

Faire vite !

Il est possible de jouer avec le « délai de grâce » (voir « L’altitude et ses effets » pour comprendre cette notion) :

Si vous montez au delà de votre niveau d’acclimatation, mais que vous redescendez en dessous de ce niveau avant d’avoir dépassé la fin le délai de grâce, c’est gagné, vous ne ressentirez pas (ou pas trop) les effets du mal de l’altitude. C’est grosso-modo comme ça que procèdent tous ceux qui gravissent des sommets de quelque importance. Gravir le Mont-Blanc ne nécessite nullement d’être acclimaté à 4800m, il suffit de dormir à une altitude raisonnable compte-tenu de son niveau d’acclimatation (par exemple 3000 mètres, au refuge des grands mulets), puis de foncer au sommet et de redescendre avant d’être malades.

Par contre une chose est sûre, si 100 personnes qui arrivent en forme au sommet y dorment, une grosse majorité risque de se réveiller malade le lendemain, ce qui prouve bien qu’ils ne sont pas acclimatés à 4800 m.

S’acclimater sur place

La manière la plus raisonnable (mais peut-on toujours être raisonnables ?) d’éviter le mal de l’altitude est de s’acclimater correctement. Disons qu’à partir de 2500 m d’altitude, le corps a besoin d’une journée pour gagner 500 m d’altitude dans de bonnes conditions. Selon ce calcul, il faudrait donc 4 journées de montées progressives pour atteindre 4500 m sans être (trop) incommodés.

Décennies après décennies, la compréhension du phénomène d’acclimatation de l’organisme et la prise de conscience de l’existence du « délai de grâce » ont amené à mettre au point une technique qui a fait ses preuves : la progression en « dents de scie ». Cette technique, surtout utilisée en expédition sur des sommets très élevés, peut parfaitement et avec profit être mise en oeuvre sur des sommets bien d’chez nous et pas si hauts que ça.

Elle consiste à monter chaque jour plusieurs centaines de mètres au dessus de son altitude d’acclimatation, mais de redescendre avant la fin du délai de grâce. On s’évite ainsi les symptômes du mal de l’altitude, mais l’organisme, lui, en profite tout de même pour s’acclimater. Il suffit donc de monter chaque jour un peu plus haut (maxi 500 m).

Exemple de progression « en dents de scie » pour s’acclimater en vue de l’ascension du Mont-Blanc

Si vous suivez la progression suivante, je peux vous promettre que vous ne vomirez pas vos pâtes sur les marches du refuge du goûter (que vous éviterez d’ailleurs soigneusement puisque vous serez sous tente quelque part dans les immensités tranquilles)

  • Jour 1 : Montée à 3000 m, nuit à 2500 m
  • Jour 2 : Montée à 3500 m, nuit à 3000 m
  • Jour 3 : Montée à 4000 m, nuit à 3500 m
  • Jour 4 : Montée à 4800 m, nuit à 3500 m ou redescente
  • Jour 5 : Redescente peinard

Evidemment, il faut du temps, mais c’est ça le raid en montagne.

S’acclimater avant

Vous pouvez aussi, dans les semaines précédant l’ascension, et si vous avez des montagnes à proximité, monter le plus souvent possible en altitude, et y rester le plus longtemps possible, même si vous ne faites pas d’efforts particulier. Mais il faut comprendre que l’acclimatation à l’altitude ne peut en aucun cas se faire en dessous de 2000 mètres car la pression partielle d’oxygène y est encore trop importante pour générer un réel manque dans l’organisme. Faire un footing à 2000 mètres vous permettra d’améliorer votre condition physique mais n’apportera rien à votre acclimatation. Inversement,  faire une séance de chaise longue au sommet de l’aiguille du midi (3800 mètres) n’améliorera pas votre condition physique mais vous acclimatera… c’est comme ça !

L’idéal est bien évidemment de faire les deux : haut et fort… vous serez comme des rois une fois sur place !

Et en très haute altitude ?

Par « Très haute altitude », j’entends… 5, 6, voire 7000 mètres. On sort des Alpes, et même à priori d’Europe (à part l’Elbrouz), pour se tourner vers les Andes, l’Himalaya, ou quelques autres sommets du monde. Quelle préparation demande un raid dans ce genre d’endroits ?

Je dois préciser que j’écris ces lignes sur la base d’une expérience réelle mais assez limitée : deux voyages au Pérou et en Bolivie, pendant lesquels je fus en haute montagne durant environ 12 semaines.

L’altitude

J’ai cru constater que jusqu’à 6500 mètres elle ne constitue pas encore un obstacle insurmontable si on procède comme il faut, en soignant son acclimatation qui devra évidemment être étalée sur une plus longue durée que pour un 4000.

Préparer son acclimatation avant le départ sur des montagnes de moindre altitude (genre : aller faire un p’tit Mont Blanc avant de partir) n’est jamais inutile, mais je ne suis pas sûr que ça apporte énormément : on reste assez éloignés des altitudes finales à atteindre, et sur place, l’altitude moyenne des régions entourant les grands sommets est souvent élevée (exemple : l’altiplano à 4000 mètres, les plateaux himalayens à 4500m). On s’y acclimatera donc rapidement et facilement, en se contentant de vivre normalement.

Le dénivelé

Au Pérou, les dénivelés à parcourir pour atteindre des sommets de 6000 mètres sont comparables au dénivelé de la voie des grands Mulets (à pieds depuis en bas, sans utiliser le téléphérique) au Mont Blanc.

Départ Sommet Dénivelé
Mont Blanc 1000 4800 3800
Huascaran 3000 6800 3800

Donc : si vous êtes parfaitement acclimaté à 6000 mètres, vous ne peinerez pas plus pour le Huascaran que pour le Mont Blanc.

L’approche

PAR CONTRE, les approches sont souvent beaucoup plus longues. Les sommets alpins ne nécessitent jamais plus d’une journée d’approche, et il s’agit le plus souvent de quelques heures. Dans les Andes, l’approche commence à la route la plus proche, qui est parfois à 30 ou 40 km du sommet en question. Il y a donc une dimension horizontale à ajouter, qui demande facilement 1 ou 2 jours avent d’entrer dans le vif du sujet.

Le phénomène glaciaire

Tant qu’on n’est pas sur un terrain glaciaire, on n’a pas toujours l’impression d’être en haute montagne, et effectivement si le terrain n’est pas trop incliné, en l’absence de glacier les risques objectifs sont très inférieurs. Il est donc intéressant d’estimer le temps et le dénivelé durant lequel on est en terrain glaciaire.

En ce qui concerne les Andes, les grands sommets sont situés à proximité de l’équateur (donc relativement chauds), ou dans des régions à très faible pluviométrie. A part l’exception du sud chilien, le phénomène glaciaire est donc relativement limité. Disons que par exemple, en cordillère blanche, les glaciers des sommets de 6000 mètres ne sont pas plus vastes et ne descendent pas plus bas (en valeur relative) que pour les grands sommets alpins. On peut ainsi avoir des itinéraires glaciaires plus courts sur des grands sommets andins que dans les Alples.

Altitude d’arrivée sur glacier Sommet Dénivelé glaciaire
Mont Blanc par grands Mulets 2500 (jonction) 4800 2300
Huascaran 5000 6800 1800

L’engagement

On pourrait résumer toutes les données précédentes en parlant de l’engagement. Cette notion prend en compte d’un côté les risques et la difficulté de l’ascension, et de l’autre côté la facilité à quitter la montagne en cas de problème (par ses propres moyens ou aidé).

C’est probablement l’engagement qui fait la plus grande différence entre un raid andin ou himalayen et un raid dans les Alpes. Dans les Andes, dans l’Himalaya, il n’y a pas de logistique sur place (refuges…), pas de service de sauvetage organisé, pas beaucoup de monde qui passe. On est très loin de tout, seuls face au risque et à ses responsabilités, d’autant plus que les approches sont longues. En cas de problème il ne faudra souvent attendre d’aide que de soi-même. Cela nécessite parfois un certain courage physique, mais le problème est plus phantasmé que réel.

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